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Nomad Maps

Le projet

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Le projet Nomad Maps : kézako ?

Le projet Nomad Maps est une itinérance de 6 mois à vélo à travers trois pays andins (la Colombie, l'Equateur et le Pérou) axée sur "l’opportunité de la cartographie et de l'information géographique collaborative comme outil de développement".

Tout au long du parcours, cette itinérance cyclopédique mènera des actions concrètes de cartographie sur le terrain en lien avec les communautés cartographiques locales et visera également à sensibiliser, à promouvoir et à former, si besoin, à l'usage des nouvelles manières de cartographier et d'utiliser de l'information géographique provenant du "Crowdsourcing". En toile de fond, Nomad Maps tentera par le biais de cette expédition de proposer une autre forme de tourisme, une manière ludique de cartographier tout en voyageant et de rendre ainsi utile son voyage aux pays visités.

Qu’est-ce que la cartographie collaborative ?

La cartographie collaborative repose sur l’idée qu’une pluralité de personnes, professionnels ou non, travaillent ensemble dans la collecte, la production et l’intégration de données géographiques de qualité. Cette information peut-être très spécifique, comme une cartes des initiatives écologiques et solidaires (presdecheznous.fr), ou plus générique avec par exemple une carte mondiale du monde placée sous licence libre (openstreetmap.org).

Objectifs du projet

Établir un lien avec les communautés de cartographie libre OpenStreetMap locales, connaître leurs usages et actions, et communiquer à leur sujet sur le site du projet ainsi que sur les réseaux sociaux.
Participer à des micro projets (1 à 2 semaines max) de cartographie collaborative sur place. Au moins 1 micro projet par pays serait un succès. Dans le cas où ceux-ci seraient sur le plus long terme, proposer un appui de CartONG et de sa grande communauté de bénévoles.
Cartographier sur place avec OpenstreetMap et Mapillary afin d'alimenter ces deux bases de données géographiques mondiales et apporter ainsi ma contribution à la cartographie des zones visitées.
Promouvoir un nouveau mode de voyage, doux et utile auprès des communautés visitées par le biais de la cartographie.

L’origine du projet

Nomad Maps a vu le jour après presque deux ans de réflexion. La volonté de créer un projet autour du voyage a toujours été centrale mais le sujet a varié au fil du temps. D’abord axé autour de l’écologie, c’est après une expérience professionnelle au Burkina Faso , et un voyage à vélo d'un mois et demi à Cuba, qu’Alban Vivert, le fondateur de Nomad Maps circonscrit son sujet autour de la cartographie.

Au Burkina, il s’aperçoit sur le terrain du manque cruel de données géographiques que possèdent les institutions pour aménager le pays; à Cuba il fait le constat du manque de cartographie disponible tant pour les citoyens cubains que pour les touristes pour s'orienter et se déplacer. Dans les deux cas, il se rend compte que seules les données issues d'OpenStreetMap sont disponibles et récupérables facilement. C'est donc à partir de ces deux éléments-là qu'est née l'idée d'un projet mêlant cartographie collaborative et voyage.

Quels besoins ?

La carte n'a jamais été aussi présente dans nos vies depuis l'avènement du web 2.0 et des smartphones. Une très grande partie de la population mondiale utilise des cartes tous les jours sans s'en rendre compte grâce à leurs diverses applications de géolocalisation comme l'incontournable Google Maps.

Le besoin de données cartographiques est donc de plus en plus important et les bénéficiaires d'enrichissement de ces bases de données seront de toutes origines : les secours et ONG humanitaires (lors d'une situation de crise humanitaire post séisme ou post éruption par exemple), les start-ups et entreprises locales pour faire des études de marché, les usagers des transports en commun (60% des villes n'ont pas de cartographie de transport), les collectivités pour mieux aménager le territoire, etc.

En quoi est-il innovant ?

La cartographie collaborative bouleverse des paradigmes bien établis au sujet de la cartographie et de ses données. Auparavant, la donnée cartographique était uniquement fournie de manière marchande par des opérateurs de l'Etat (type IGN) ou des grandes entreprises; aujourd'hui la donnée peut aussi "venir par le bas", par les utilisateurs eux-mêmes.

Ce changement bouge les lignes et maintenant l'utilisateur n'a plus une position passive d'attente, mais bien une position active, d'acteur, de fournisseur de la donnée. Si l'on prend le cas de Google Maps, les données disponibles sont très pauvres dans une grande partie des pays en développement car ils représentent (pour le moment) peu d'intérêts économiques. OpenStreetMap répond à des besoins réels des usagers, sans distinction économique.

Un projet en lien avec les acteurs locaux

Le projet Nomad Maps associera très largement les acteurs locaux et leur aide sera par ailleurs indispensable pour la réussite du projet. En effet, les micro-projets de cartographie réalisés sur place seront faits en collaboration avec les communautés OpenStreetMap locales afin que celles-ci puissent assurer par la suite une continuité des projets sur place. Une partie de ces microprojets sont identifiés à l'avance avec l'aide de l'ONG "Apoyo Urbano", une ONG franco-latino américaine d'urbanisme et d'aménagement territorial participatif, qui assurera le lien entre Nomad Maps et les acteurs locaux.

Une dimension environnementale

Réaliser un projet ayant le moins d’impact possible sur l’environnement était une volonté forte au moment de la conception de Nomad Maps. Outre les transports en avions transatlantiques que vont hélas alourdir considérablement le bilan carbone du projet, la quasi* intégralité des trajets sera faite à vélo, un moyen de déplacement propre, sain et silencieux qui se convertit comme une extraordinaire vecteur de rencontres en voyage. De plus, lors de la cartographie quotidienne réalisée tout au long du trajet, et dans les micro projets qui vont être menés, une attention particulière sera portée sur les éléments ayant un impact, de près ou de loin, sur l’environnement. Par exemple, un micro-projet de cartographie d’un réseau de piste cyclable d’une ville moyenne ou de son réseau de transport en commun, recensement des centres de recyclage, etc.

*quasi car ne nous ne sommes jamais à l’abri d’un imprévu qui oblige à prendre une voiture en stop ou un bus pour éviter une zone routière périlleuse !

La question de l’éthique

La question de l’éthique a été posée et le sera toujours au moment de cartographier. Pourquoi “placer” sur la carte tel objet plutôt qu’un autre ? Quels tronçons de route peuvent être “mapillarisés” et d’autres non?Décider de cartographier - et donc de faire exister spatialement - un élément sur la carte est un choix qui se doit d’être réfléchi et fait en conscience. Aussi, quand le fait de cartographier un élément pourrait nuire à l'écosystème local (par exemple cartographier un parking dans une zone protégée où celui-ci ne devrait pas exister),ou nuire à l’attrait touristique du lieu (par exemple, “Mapillariser” un sentier de randonnée spécifique et dévoiler les “surprises” que celui-ci peut offrir) ou alors même entraîner une concurrence déséquilibrée (cartographier une maison d’hôte et non une autre), le choix sera fait d’axer en priorité le travail vers de la sensibilisation aux possibilités que peut offrir la cartographie et de laisser ainsi cartographier les personnes concernées selon leur libre arbitre.

El proyecto

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El proyecto Nomad Maps, ¿qué es?

El proyecto Nomad Maps es un recorrido de seis meses en bicicleta a través de tres países andinos –Colombia, Ecuador y Perú– enfocado hacia “las posibilidades que ofrece la cartografía y la información geográfica colaborativa como herramienta de desarrollo”.

A lo largo del recorrido, se llevarán a cabo acciones concretas de cartografía en el terreno en estrecha colaboración con las comunidades cartográficas locales y se tratará también de sensibilizar, promover y formar, cuando sea necesario, sobre las nuevas técnicas cartográficas y de utilizar la información geográfica proveniente del Crowdsourcing. Nomad Maps se propone como objetivo indirecto mostrar que otra forma de hacer turismo es posible: “cartografiar viajando” y hacer que el viaje sea de provecho también para los países visitados.

¿Qué es la cartografía colaborativa?

La cartografía colaborativa reside en la idea que un grupo de personas, profesionales o no, trabajen juntos en la recopilación, la producción y la integración de datos geográficos de calidad. Esta información puede ser específica, como puede ser un mapa de iniciativas ecológicas y solidarias (presdecheznous.fr), o más genérica, como puede ser un mapa mundial bajo licencia libre (openstreetmap.org).

Objetivos del proyecto

Entrar en contacto con las comunidades locales OpenStreetMap, conocer sus métodos y proyectos cartográficos, y comunicar sobre ellas en la página web Nomad Maps y en las redes sociales.
Crear microproyectos de cartografía colaborativa in situ y participar en ellos (1 o semanas max.). En el caso de que éstos sean más extensos, se propondría un apoyo de CartONG y de su comunidad de voluntarios.
Cartografiar in situ sobre OpenStreetMap y Mapillary para enriquecer esas dos bases de datos geográficos y contribuir así en la cartografía de las zonas visitadas.
Promover un modo de viaje original, limpio y sostenible con la bicicleta y útil para las comunidades visitadas a través de la cartografía.

El origen del proyecto

Nomad Maps surge tras dos años de reflexión. Durante este tiempo ha existido siempre la idea de crear un proyecto que girase en torno a un viaje, no obstante, la temática concreta del proyecto ha ido transformándose con el paso de los meses. Al principio el proyecto se orientaba fundamentalmente hacia la ecología, y gracias a una experiencia profesional en Burkina Faso y un recorrido en bicicleta de mes y medio en Cuba, Alban Vivert, fundador de Nomad Maps, decide reorientarlo hacia la cartografía por las dificultades encontradas. Durante su trabajo en Burkina, se da cuenta de la terrible falta de datos cartográficos que disponen las autoridades locales para gestionar la capital; en Cuba se da cuenta del difícil acceso a mapas de calidad que tienen los ciudadanos cubanos y los turistas. En ambos casos, Alban concluye que las informaciones geográficas de Openstreetmap son las más accesibles y actualizadas. Es, pues, a partir de esas dos experiencias que emerge la idea de crear un proyecto conjugando el viaje con la cartografía colaborativa.

¿Qué necesidades?

El mapa nunca ha estado tan presente en nuestras vidas desde la aparición de la web 2.0 y de los smartphones. Una amplia mayoría de la población mundial utiliza mapas todos los días sin darse cuenta abriendo aplicaciones de geolocalización como el inevitable Google Maps. Las necesidades cartográficas son cada vez más palpables y quienes se beneficiarán del enriquecimiento de las bases de datos cartográficos serán entre otros: las ONGs y la protección civil, las start-ups y empresas locales, los usuarios de los transportes públicos (60% de las ciudades no tienen mapa de su red de transporte), las autoridades locales para gestionar mejor su territorio, etc.

¿Por qué es un proyecto innovador?

La cartografía colaborativa cuestiona unos paradigmas muy establecidos en lo que a la cartografía y sus datos se refiere. Antes, los datos geográficos eran únicamente productos mercantiles suministrados por órganos del estado, como el Instituto Geográfico Nacional o grandes empresas como Michelin. Este cambio modifica los patrones y ahora el usuario ya no tiene una posición pasiva de espera, ahora se convierte en actor esencial como proveedor de datos. Si tomamos como ejemplo el caso de Google Maps, los datos disponibles son muy escasos en los país en vía de desarrollo ya que al menos por el momento representan pocos intereses económicos. Por el contrario, OpenStreetMap responde a necesidades reales de los usuarios y sin distinciones económicas.

Un proyecto con los actores locales

El proyecto Nomad Maps trabajará con actores locales y su ayuda y colaboración será imprescindible para el éxito del proyecto. Los microproyectos llevados a cabo in situ se realizarán con el apoyo y la colaboración de las comunidades OpenStreetMap locales con el afán de dar continuidad a los proyectos ya iniciados.. También se podrá contar con la colaboración de Apoyo Urbano, una ONG franco-latinoamericana de urbanismo participativo que facilitará el contacto entre Nomad Maps y actores locales.

Una dimensión ambiental

Realizar un proyecto con el menor impacto posible sobre el medio ambiente era un requisito fundamental a la hora de desarrollar la idea de Nomad Maps. Exceptuando los trayectos trasatlánticos en avión que aumentarán el impacto medioambiental, la casi* totalidad de los viajes se harán en bicicleta, un medio de transporte limpio, sano y silencioso que además es un extraordinario facilitador de encuentros durante el periplo.

Algo importante a destacar de Nomad Maps, en base a su ética medioambiental, es su afán por priorizar proyectos cartográficos que tengan relación con infraestructuras de impacto positivo sobre el medioambiente como podría ser cartografiar una red de ciclovías, una red de transporte público o un centro de reciclaje entre otros.

*casi porque siempre cabe la posibilidad de tener que recurrir a realizar algún trayecto en “autostop” o en autobús para evitar una zona viaria peligrosa.

La cuestión ética

La cuestión ética estará siempre presente en el momento de cartografiar. ¿Por qué marcar en el mapa un elemento y no otro? ¿Qué tramos de carretera pueden aparecer en Mapillary y cuáles no? Decidir cartografiar un elemento –y así pues hacerlo existir espacialmente en el mapa– es una decisión que debe ser reflexionada y tomada a conciencia. De este modo, cuando el hecho de cartografiar un elemento suponga, entre otros, perjudicar al ecosistema local (por ejemplo, cartografiar una zona de aparcamientos en un área protegida donde éste no debiera estar), desvelar la atracción turística de cierto lugar (por ejemplo, grabar en Mapillary un recorrido turístico y desvelar las “sorpresas” que éste nos puede brindar), o incluso poner en desequilibrio una competencia (cartografiar una casa rural y otra no), la mejor opción será la de informar y sensibilizar sobre las posibilidades y beneficios que ofrece la cartografía y dejar que sean las personas concernientes las que cartografíen a su libre albedrío.